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Mise en situation en conception pédagogique

L'IA a écrit ce quiz. Vous en faites quoi ?

Quatre questions viennent d'être produites pour le module que vous montez, sur la politique de confidentialité d'un organisme fictif. Deux sont utilisables. À vous de dire lesquelles, et de vivre ce qui arrive ensuite.

Vendredi, 14 h

Le module part lundi matin. Le contenu vient d'une experte de votre organisation ; le quiz, lui, a été produit automatiquement à partir de ce contenu.

Pour chaque question, vous avez trois gestes possibles : la garder, la refaire, ou demander à l'experte. Il n'y a pas de note à la fin : seulement ce que votre choix produit.

La revue

Question 1 sur 4

Question 1 : produite automatiquement

…

    Votre geste de conceptrice ou de concepteur :

    Le contenu de cette pièce, en texte

    Question 1 sur 4

    Au-delà de combien de personnes destinataires un envoi contenant des renseignements personnels doit-il obligatoirement passer par la plateforme sécurisée de l'organisation ?

    Les choix proposés :

    • Plus de 5 personnes
    • Plus de 10 personnes
    • Plus de 25 personnes
    • Dès la première personne

    Si vous la gardez. Le module part avec « plus de 10 personnes » comme bonne réponse. Ce seuil ne figure nulle part dans le contenu que l'experte vous a remis. Quatre mois plus tard, quelqu'un s'appuie dessus pour justifier un envoi, alors que le seuil n'existe pas dans la politique de l'organisation. Vous avez publié en votre nom un fait que vous n'avez pas vérifié.

    Si vous la refaites. Vous transformez la question en mise en situation, plus vivante. Mais vous conservez le seuil, puisqu'il fallait bien une bonne réponse. La forme s'est améliorée ; le fait inventé, lui, est toujours là, et mieux enrobé qu'avant. Refaire la forme ne répare pas un fait.

    Si vous demandez à l'experte. Vous écrivez : « D'où vient ce seuil ? Je ne le retrouve pas dans ce que vous m'avez transmis. » Réponse le lundi : aucun seuil de ce type n'existe. L'obligation vaut dès le premier envoi. La question est réécrite, et l'experte note que c'est la bonne façon de travailler. Un fait absent de la source remonte à qui en répond.

    Geste attendu : demander à l'experte.

    Question 2 sur 4

    Selon la politique, dans quel délai un incident de confidentialité doit-il être signalé à la personne responsable ?

    Les choix proposés :

    • Dans les 24 heures
    • Dans les 48 heures
    • Dans les 72 heures
    • Dans les 7 jours

    Si vous la gardez. Le module est déployé. Le taux de réussite est de 94 % : les gens retrouvent le délai en remontant d'un paragraphe. Trois semaines plus tard, un incident survient et n'est signalé à personne : la question portait sur un chiffre, pas sur le geste à poser. On peut y répondre sans avoir compris.

    Si vous la refaites. Vous remplacez le repérage de chiffre par une situation : « Vous réalisez en fin de journée qu'un courriel contenant des dossiers est parti à la mauvaise adresse. Quel est votre premier geste ? » Le délai reste dans le contenu, à consulter ; la question, elle, porte sur ce qu'on fait. Une question qui évalue place devant une situation, pas devant un paragraphe.

    Si vous demandez à l'experte. L'experte confirme le délai et s'étonne un peu : il est écrit noir sur blanc dans le contenu qu'elle vous a remis. Vous avez dépensé un aller-retour sur un fait déjà vérifiable. Et la question, elle, est toujours une question de mémoire. Le fait n'était pas en cause. La forme, oui.

    Geste attendu : la refaire.

    Question 3 sur 4

    Une collègue vous transfère par courriel la liste des personnes inscrites à une formation. La liste contient leurs noms et le service auquel elles appartiennent. Elle vous demande de la relire. Quel est votre premier geste ?

    Les choix proposés :

    • Relire la liste et la lui renvoyer avec les corrections
    • Vérifier d'abord si vous avez à connaître ces renseignements pour faire ce travail
    • Supprimer le courriel et prévenir la direction
    • Transférer la liste au service informatique pour analyse

    Si vous la gardez. Vous la gardez telle quelle. En formation, elle produit exactement le débat que vous vouliez : deux personnes choisissent « relire et renvoyer », parce que c'est ce qu'elles font tous les jours. La discussion qui suit vaut le module. Situation nouvelle, et des mauvaises réponses que des gens choisissent vraiment.

    Si vous la refaites. Vous la réécrivez pour la rendre plus claire, et vous en retirez ce qui la rendait difficile : les deux options plausibles deviennent une bonne réponse évidente et trois options absurdes. Le taux de réussite grimpe à 99 %, et la question ne mesure plus rien. Un distracteur crédible n'est pas un défaut à corriger.

    Si vous demandez à l'experte. L'experte répond qu'elle ne voit rien à redire : la question n'affirme aucun fait, elle met en scène une situation. Vous avez consommé un aller-retour sur une question qui relevait entièrement de vous. La mise en situation est de la forme. C'est votre domaine.

    Geste attendu : la garder.

    Question 4 sur 4

    Vous devez envoyer un rappel aux 40 personnes inscrites à une formation, en un seul courriel. Laquelle de ces façons de faire protège leurs renseignements ?

    Les choix proposés :

    • Mettre les 40 adresses dans le champ « À »
    • Mettre les 40 adresses en copie conforme
    • Mettre les 40 adresses en copie conforme invisible
    • Envoyer 40 courriels séparés, un par personne

    Si vous la gardez. Vous la gardez. C'est un geste que la personne posera dès la semaine suivante. Deux mauvaises réponses sont des erreurs courantes ; la troisième protège aussi, mais elle sort de la consigne d'un seul courriel, et aucune équipe ne la tiendra à quarante reprises. Elle porte sur un geste réel, avec des erreurs réelles.

    Si vous la refaites. Vous la refaites pour lui donner plus d'ampleur et vous en tirez une question générale sur les principes de protection des renseignements. Elle devient plus noble, et elle ne prépare plus personne à l'envoi de lundi. Le concret n'est pas un défaut de niveau.

    Si vous demandez à l'experte. L'experte répond que oui, la copie conforme invisible est bien la façon de faire, ce que la question dit déjà. Un aller-retour de plus sur une échéance courte, sans rien de changé. Rien n'était en doute ici.

    Geste attendu : la garder.